{"id":65387,"date":"2015-03-31T19:32:18","date_gmt":"2015-03-31T19:32:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/latest\/news\/2015\/03\/lessons-from-the-stasi\/"},"modified":"2024-03-14T18:44:19","modified_gmt":"2024-03-14T18:44:19","slug":"lessons-from-the-stasi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/securitylab.amnesty.org\/fr\/latest\/2015\/03\/lessons-from-the-stasi\/","title":{"rendered":"L\u2019exemple de la Stasi \u2013 L\u2019histoire de la surveillance de masse incite \u00e0 la prudence"},"content":{"rendered":"\n<p><em><span>Photo\u00a0: les interminables\u00a0archives de la Stasi renfermaient des dossiers sur des millions de personnes.\u00a0Cr\u00e9dit photo\u00a0: JOHN MACDOUGALL\/AFP\/Getty Images<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a 25\u00a0ans jour pour jour, 40\u00a0ann\u00e9es de contr\u00f4le de la vie quotidienne des citoyens en Allemagne de l\u2019Est s\u2019achevaient brutalement. Le 31\u00a0mars 1990, l\u2019un des organismes de surveillance les plus intrusifs de toute l\u2019histoire, le minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 d\u2019\u00c9tat, plus connu sous le nom de Stasi, \u00e9tait dissout.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un \u00e9v\u00e9nement qui r\u00e9sonne, alors qu\u2019un d\u00e9bat sur la vie priv\u00e9e fait rage dans le monde au lendemain des r\u00e9v\u00e9lations sur la surveillance de masse qu\u2019exercent les \u00c9tats-Unis sur les communications d\u2019Internet.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a deux mois, je me trouvais \u00e0 l\u2019ancien quartier g\u00e9n\u00e9ral de la Stasi, transform\u00e9 en <a href=\"http:\/\/www.stasimuseum.de\/en\/enindex.htm\">mus\u00e9e<\/a>, \u00e0 Berlin, lors d\u2019une journ\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.bstu.bund.de\/SharedDocs\/Downloads\/DE\/20141212_online-flyer_buergertag.pdf;jsessionid=07366EA5DBF51704A5A6628CD4AA299E.2_cid319?__blob=publicationFile\">portes ouvertes<\/a> comm\u00e9morant la prise d\u2019assaut du b\u00e2timent par les Allemands de l\u2019Est quelques semaines apr\u00e8s la chute du mur de Berlin. \u00c9taient propos\u00e9s des projections de films, des d\u00e9bats, des stands d\u2019information et une visite des interminables archives de la Stasi, qui ont contenu \u00e0 un moment donn\u00e9 des dossiers sur six millions de personnes. D\u2019aucuns affirment qu\u2019un citoyen sur trois \u00e9tait fich\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai pass\u00e9 une heure \u00e0 d\u00e9ambuler dans les archives. Les milliers d\u2019Allemands qui visitaient le site semblaient sous le choc dans ce labyrinthe de couloirs, face aux armoires de classement montant jusqu\u2019au plafond qui avaient inventori\u00e9 et contr\u00f4l\u00e9 leurs vies \u2013\u00a0ou la vie de leurs concitoyens\u00a0\u2013 des ann\u00e9es durant. Le b\u00e2timent lui-m\u00eame, avec son architecture en b\u00e9ton gris de l\u2019\u00e8re communiste, symbolisait la peur\u00a0: c\u2019\u00e9tait l\u00e0 qu\u2019on vous emmenait pour vous interroger et vous intimider.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><div style=\"position:relative\"><img decoding=\"async\" class=\"aiic-ignore\" src=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/06\/209135_stasi_museum_10.jpg\" alt=\"L\u2019imposant quartier g\u00e9n\u00e9ral de la Stasi \u00e0 Berlin-Est, aujourd\u2019hui transform\u00e9 en mus\u00e9e. Cr\u00e9dit photo : Flickr\/ John Out and About\" \/><\/div><figcaption>L\u2019imposant quartier g\u00e9n\u00e9ral de la Stasi \u00e0 Berlin-Est, aujourd\u2019hui transform\u00e9 en mus\u00e9e. Cr\u00e9dit photo : Flickr\/ John Out and About<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Si les archives de la Stasi sont \u00e9crasantes, les espions d\u2019aujourd\u2019hui peuvent rassembler un nombre encore bien plus grand d\u2019informations en fournissant bien moins d\u2019efforts.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9v\u00e9lations d\u2019Edward Snowden <a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/campaign-unfollowme\/\">laissent \u00e0 entendre<\/a> que la NSA (National Security Agency) peut intercepter cinq milliards de localisations de t\u00e9l\u00e9phones portables par jour et 42 milliards de donn\u00e9es Internet par mois \u2013\u00a0notamment des courriels et des historiques de navigation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019organisation allemande OpenDataCity <a href=\"https:\/\/apps.opendatacity.de\/stasi-vs-nsa\/francais.html\">estime<\/a> que les archives de la Stasi rempliraient 48\u00a0000\u00a0armoires de classement, tandis qu\u2019un seul serveur du gouvernement am\u00e9ricain peut stocker une telle quantit\u00e9 de donn\u00e9es que, si elles \u00e9taient imprim\u00e9es, les rames de papier rempliraient 42\u00a0000\u00a0milliards d\u2019armoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous savons tr\u00e8s peu de choses sur ce que la NSA fait de toutes ces donn\u00e9es. Si on laisse de c\u00f4t\u00e9 le parall\u00e8le historique, les archives de la Stasi nous rappellent les cons\u00e9quences que peut avoir une surveillance non ma\u00eetris\u00e9e, tout en soulignant \u00e0 quelle vitesse on glisse d\u2019un syst\u00e8me cens\u00e9 \u00e9valuer les menaces au d\u00e9sir de tout savoir sur tout le monde.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La connaissance, c\u2019est le pouvoir, et les donn\u00e9es personnelles aussi\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si la connaissance, c\u2019est le pouvoir, alors par extension, les donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel n\u2019\u00e9chappent pas \u00e0 la r\u00e8gle. La Stasi a port\u00e9 la surveillance \u00e0 des niveaux sans pr\u00e9c\u00e9dent, afin d\u2019avoir une connaissance approfondie des faits et gestes des citoyens, dans le but de manipuler et de contr\u00f4ler la population.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme les \u00c9tats-Unis et le Royaume-Uni, qui interceptent aujourd\u2019hui nos courriels et nos donn\u00e9es Internet, la Stasi cherchait \u00e0 infiltrer la vie priv\u00e9e afin de collecter des donn\u00e9es intimes sur les gens, et d\u2019identifier ceux qu\u2019elle consid\u00e9rait comme une menace. Dans le mus\u00e9e de la Stasi, vous pouvez voir des documents personnels et parfois ineptes conserv\u00e9s dans des fichiers, notamment des photos de chambres \u00e0 coucher et des collections de disques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9seau de surveillance de la Stasi s\u2019insinuait dans tous les aspects de la vie quotidienne. Les 274\u00a0000\u00a0employ\u00e9s comptaient au moins 174\u00a0000\u00a0informateurs, qui repr\u00e9sentaient environ 2,5\u00a0% de la population active.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces informateurs furetaient dans chaque bureau, dans chaque association culturelle et sportive, et dans chaque immeuble. Ils surveillaient les gens jusque dans leurs propres maisons et dans celles de leurs amis.<\/p>\n\n\n\n<p>La surveillance de masse moderne parvient \u00e0 cette omnipr\u00e9sence avec des effectifs beaucoup plus r\u00e9duits. Les agents collectent d\u2019immenses quantit\u00e9s de communications \u00e9lectroniques directement \u00e0 partir des c\u00e2bles qui les transmettent et des serveurs qui les stockent. Les espions de la Guerre froide ont laiss\u00e9 place aux ordinateurs et aux algorithmes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les outils de la surveillance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En visitant le mus\u00e9e de la Stasi, on peut voir les sinistres outils et techniques d\u2019espionnage du pass\u00e9\u00a0: des machines pour ouvrir les lettres \u00e0 la vapeur, des d\u00e9guisements (fausses moustaches) et des formations pour infiltrer les groupes \u00ab\u00a0subversifs\u00a0\u00bb, ainsi que des appareils photos dissimul\u00e9s dans des cravates, des paquets de cigarettes ou les murs des habitations. La Stasi ouvrait les lettres \u00e0 la vapeur, les copiait, les classait et les r\u00e9exp\u00e9diait. Ses agents p\u00e9n\u00e9traient dans les logements \u00e0 la faveur de l\u2019absence de leurs habitants pour y placer des micros. Ils mettaient sur \u00e9coute les infrastructures t\u00e9l\u00e9phoniques des immeubles.<\/p>\n\n\n\n<p>En comparaison, les espions d\u2019aujourd\u2019hui restent assis derri\u00e8re des bureaux et se servent de dizaines de programmes informatiques pour espionner notre vie, laissant des programmes comme <span><a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/en\/articles\/blogs\/2015\/03\/10-spy-programmes-with-silly-codenames-used-by-gchq-and-nsa\/\">Prism ou Tempora<\/a><\/span> faire le sale boulot \u00e0 leur place.<\/p>\n\n\n\n<p>La NSA se sert de programmes comme <em>Optic Nerve<\/em> pour acc\u00e9der aux \u00e9changes sur le Web, ou comme <em>The Three Smurfs<\/em>, qui permet d\u2019allumer le micro de votre t\u00e9l\u00e9phone portable, d\u2019\u00e9couter vos conversations et de vous localiser. Pour la Stasi, cette technologie aurait \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0un r\u00eave qui devient r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb, selon les propres <a href=\"http:\/\/reason.com\/blog\/2013\/06\/28\/nsas-surveillance-operations-the-envy-of\">termes<\/a> d\u2019un ancien de ses agents.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que contient votre dossier\u00a0?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le moment le plus intense en \u00e9motions pour de nombreux visiteurs du mus\u00e9e de la Stasi est le moment o\u00f9 ils d\u00e9couvrent si la police secr\u00e8te avait constitu\u00e9 un dossier sur eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis la chute du mur de Berlin, 2,75\u00a0millions de personnes ont demand\u00e9 \u00e0 pouvoir consulter leur dossier. Des Allemands et de nombreux \u00e9trangers qui se sont rendus en Allemagne de l\u2019Est ont eu un choc en apprenant que les agents de la Stasi s\u2019\u00e9taient int\u00e9ress\u00e9s aux lieux qu\u2019ils fr\u00e9quentaient et \u00e0 leurs conversations, mais aussi en d\u00e9couvrant qui les surveillait \u2013\u00a0parfois des amis ou des membres de la famille avaient \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s dans le r\u00e9seau d\u2019informateurs ou avaient c\u00e9d\u00e9 au chantage et fini par en faire partie.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 ce que les Allemands accordent une plus grande importance que leurs voisins europ\u00e9ens au droit fondamental \u00e0 la vie priv\u00e9e\u00a0: 69\u00a0% d\u2019entre eux sont oppos\u00e9s \u00e0 la surveillance de masse op\u00e9r\u00e9e par les gouvernements, d\u2019apr\u00e8s un r\u00e9cent <a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/articles\/news\/2015\/03\/global-opposition-to-usa-big-brother-mass-surveillance\/\">sondage<\/a> r\u00e9alis\u00e9 par Amnesty International dans 13\u00a0pays du globe.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><div style=\"position:relative\"><img decoding=\"async\" class=\"aiic-ignore\" src=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/06\/amnesty_poll-01-1024x819.jpg\" alt=\"Les Allemands offrent la plus grande opposition \u00e0 la surveillance de masse, selon un r\u00e9cent sondage d\u2019Amnesty. \u00a9 Amnesty International\" \/><\/div><figcaption>Les Allemands offrent la plus grande opposition \u00e0 la surveillance de masse, selon un r\u00e9cent sondage d\u2019Amnesty. \u00a9 Amnesty International<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Nous ne savons pas encore quel impact la surveillance de masse de notre utilisation d\u2019Internet aura sur les soci\u00e9t\u00e9s num\u00e9riques actuelles. De par son existence, le mus\u00e9e de la Stasi montre que cette surveillance peut avoir un effet d\u00e9vastateur sur la libert\u00e9 d\u2019expression. Aussi, rares sont les Allemands qui prennent \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re leur droit \u00e0 la vie priv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous devons tirer les le\u00e7ons du pass\u00e9. La question est de savoir si dans 25\u00a0ans, des millions d\u2019entre nous demanderont \u00e0 la NSA et aux agences de renseignements de consulter leur dossier, pour d\u00e9couvrir si elles ont fouin\u00e9 dans notre vie priv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pour plus d\u2019informations sur la campagne men\u00e9e par Amnesty International contre la surveillance de masse #UnfollowMe, cliquez <\/em><a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/campaign-unfollowme\/\"><em>ici<\/em><\/a><em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Thomas Coombes est attach\u00e9 de presse pour les campagnes \u00e0 Amnesty International. Suivez-le sur Twitter\u00a0: @T_Coombes <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Photo\u00a0: les interminables\u00a0archives de la Stasi renfermaient des dossiers sur des millions de personnes.\u00a0Cr\u00e9dit photo\u00a0: JOHN MACDOUGALL\/AFP\/Getty Images Il y a 25\u00a0ans jour pour jour, 40\u00a0ann\u00e9es de contr\u00f4le de la vie quotidienne des citoyens en Allemagne de l\u2019Est s\u2019achevaient brutalement. 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