{"id":102903,"date":"2025-09-09T04:00:00","date_gmt":"2025-09-09T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/securitylab.amnesty.org\/fr\/?p=102903"},"modified":"2025-09-10T10:51:12","modified_gmt":"2025-09-10T10:51:12","slug":"pakistan-la-machine-de-surveillance-de-masse-et-de-censure-est-alimentee-par-des-entreprises-chinoises-europeennes-emiriennes-et-nord-americaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/securitylab.amnesty.org\/fr\/latest\/2025\/09\/pakistan-la-machine-de-surveillance-de-masse-et-de-censure-est-alimentee-par-des-entreprises-chinoises-europeennes-emiriennes-et-nord-americaines\/","title":{"rendered":"Pakistan. La machine de surveillance de masse et de censure est aliment\u00e9e par des entreprises chinoises, europ\u00e9ennes, \u00e9miriennes et nord-am\u00e9ricaines"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019essor ill\u00e9gal de la surveillance de masse et de la censure au Pakistan est aliment\u00e9 par un ensemble d\u2019entreprises bas\u00e9es en Allemagne, en France, aux \u00c9mirats arabes unis, en Chine, au Canada et aux \u00c9tats-Unis, d\u00e9clare Amnesty International dans un nouveau rapport intitul\u00e9\u00a0<a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/documents\/asa33\/0206\/2025\/fr\/\"><strong><em>Sous\u00a0contr\u00f4le. Censure et surveillance de masse au Pakistan<\/em><\/strong><\/a>. Cette enqu\u00eate, qui a dur\u00e9 un an, a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en collaboration avec Paper Trail Media,\u00a0<em>Der Standard,<\/em>\u00a0Follow the Money,\u00a0<em>The Globe and Mail,<\/em>\u00a0Justice For Myanmar, InterSecLab et le Tor Project.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le que les autorit\u00e9s pakistanaises ont obtenu des technologies aupr\u00e8s d\u2019entreprises \u00e9trang\u00e8res, gr\u00e2ce \u00e0 une cha\u00eene d\u2019approvisionnement mondiale secr\u00e8te d\u2019outils sophistiqu\u00e9s de surveillance et de censure, en particulier un nouveau pare-feu (le Syst\u00e8me de surveillance d\u2019Internet [le WMS 2.0]) et le Syst\u00e8me de gestion des interceptions l\u00e9gales (LIMS). Le rapport pr\u00e9sente des informations sur l\u2019\u00e9volution au fil du temps du pare-feu WMS, qui utilisait initialement une technologie fournie par l\u2019entreprise canadienne Sandvine (devenue AppLogic Networks). Apr\u00e8s le retrait de Sandvine en 2023, une nouvelle technologie de l\u2019entreprise chinoise Geedge Networks, utilisant des composants mat\u00e9riels et logiciels fournis par Niagara Networks, bas\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, et Thales, bas\u00e9e en France, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour cr\u00e9er une nouvelle version du pare-feu. Le Syst\u00e8me de gestion des interceptions l\u00e9gales (LIMS) utilise la technologie fournie par l\u2019entreprise allemande Utimaco,&nbsp;<em>via<\/em>&nbsp;une entreprise \u00e9mirienne appel\u00e9e Datafusion.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le Syst\u00e8me de surveillance d\u2019Internet et le Syst\u00e8me de gestion des interceptions l\u00e9gales du Pakistan fonctionnent \u00e0 la mani\u00e8re de tours de guet, espionnant en permanence la vie des citoyen\u00b7ne\u00b7s ordinaires. Au Pakistan, vos SMS, vos courriels, vos appels et votre acc\u00e8s \u00e0 Internet sont tous surveill\u00e9s. Mais les gens n\u2019ont pas conscience de cette surveillance constante et de son incroyable ampleur. Cette pratique dystopique est extr\u00eamement dangereuse, car elle op\u00e8re dans l\u2019ombre, restreignant gravement la libert\u00e9 d\u2019expression et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, a d\u00e9clar\u00e9 Agn\u00e8s Callamard, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale d\u2019Amnesty International.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La surveillance de masse et la censure au Pakistan ont \u00e9t\u00e9 rendues possibles gr\u00e2ce \u00e0 la collusion d\u2019un grand nombre d\u2019acteurs priv\u00e9s op\u00e9rant dans des pays aussi divers que la France, l\u2019Allemagne, le Canada, la Chine et les \u00c9mirats arabes unis. Il s\u2019agit en fait d\u2019une vaste et lucrative \u00e9conomie de l\u2019oppression, rendue possible par des entreprises et des \u00c9tats qui ne respectent pas les obligations qui sont pourtant les leurs au titre du droit international.<\/p>\n\n\n<blockquote class=\"blockquote is-lined\"><p>Le Syst\u00e8me de surveillance d\u2019Internet et le Syst\u00e8me de gestion des interceptions l\u00e9gales du Pakistan fonctionnent \u00e0 la mani\u00e8re de tours de guet, espionnant en permanence la vie des citoyen\u00b7ne\u00b7s ordinaires<\/p>\n<cite>Agn\u00e8s Callamard, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale d\u2019Amnesty International<\/cite><\/blockquote>\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La course au profit sur les march\u00e9s est soumise \u00e0 des restrictions visant \u00e0 prot\u00e9ger les droits humains, mais aucune de ces r\u00e8gles n\u2019a \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e. C\u2019est le peuple pakistanais qui paye le plus lourd tribut.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le WMS 2.0 peut bloquer \u00e0 la fois l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet et des contenus sp\u00e9cifiques, pratiquement sans aucune transparence.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Autorit\u00e9 pakistanaise des t\u00e9l\u00e9communications (PTA) rend obligatoire l\u2019installation du LIMS sur tous les r\u00e9seaux de t\u00e9l\u00e9communications par les entreprises priv\u00e9es, cela permettant aux forces arm\u00e9es et aux Services du renseignement de l\u2019arm\u00e9e pakistanaise (ISI) d\u2019acc\u00e9der aux donn\u00e9es des utilisateurs\u00b7trices, notamment en ce qui concerne leurs appels t\u00e9l\u00e9phoniques et SMS et les sites web consult\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le LIMS et le WMS 2.0 sont financ\u00e9s par des fonds publics, rendus possibles par des technologies \u00e9trang\u00e8res et utilis\u00e9s pour faire taire la dissidence, causant de graves atteintes aux droits humains du peuple pakistanais&nbsp;\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Jurre van Bergen, sp\u00e9cialiste des nouvelles technologies \u00e0 Amnesty International.<\/p>\n\n\n\n<p>Si ces deux technologies permettent une surveillance de masse en collectant de grandes quantit\u00e9s de donn\u00e9es personnelles ou en permettant aux autorit\u00e9s d\u2019observer de pr\u00e8s les habitudes de navigation d\u2019une personne, le WMS 2.0 permet \u00e9galement aux autorit\u00e9s de bloquer les VPN ou tout site Internet consid\u00e9r\u00e9 par les autorit\u00e9s comme pr\u00e9sentant un contenu \u00ab&nbsp;ill\u00e9gal&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un syst\u00e8me de surveillance opaque op\u00e9rant dans l\u2019ombre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les pr\u00e9occupations concernant la surveillance ill\u00e9gale et la censure en ligne au Pakistan ne datent pas d\u2019hier. Dans un cadre politique oppressif, le syst\u00e8me juridique du pays n\u2019offre aucune protection r\u00e9elle contre la surveillance de masse. La l\u00e9gislation nationale ne pr\u00e9voit pas de garanties et celles qui existent, telles que l\u2019obligation d\u2019obtenir un mandat au titre de la Loi relative aux proc\u00e8s \u00e9quitables, sont rarement respect\u00e9es, alors que les autorit\u00e9s acqui\u00e8rent aupr\u00e8s d\u2019entreprises \u00e9trang\u00e8res des outils de surveillance et de censure de plus en plus sophistiqu\u00e9s. L\u2019achat de ces technologies sophistiqu\u00e9es a renforc\u00e9 la capacit\u00e9 du pays \u00e0 museler la dissidence, notamment en ciblant les journalistes, la soci\u00e9t\u00e9 civile et le public.<\/p>\n\n\n\n<p>Un journaliste interrog\u00e9 dans le cadre du rapport a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Amnesty International qu\u2019il pensait \u00eatre sous surveillance constante, ce qui l\u2019avait contraint \u00e0 l\u2019autocensure.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;De toute \u00e9vidence, tout est surveill\u00e9, qu\u2019il s\u2019agisse des courriels ou des appels t\u00e9l\u00e9phoniques.&nbsp;\u00bb Il a expliqu\u00e9 qu\u2019apr\u00e8s avoir publi\u00e9 un article sur la corruption, il avait fait l\u2019objet d\u2019une surveillance \u00e9troite dont lui et son entourage avaient souffert. \u00ab&nbsp;Apr\u00e8s la publication de cet article, toutes les personnes avec lesquelles je communiquais, m\u00eame sur WhatsApp, \u00e9taient surveill\u00e9es. [Les autorit\u00e9s] allaient voir ces personnes et leur demandaient pourquoi je les avais appel\u00e9es. [Les autorit\u00e9s] peuvent aller jusqu\u2019\u00e0 ces extr\u00eames [\u2026] Maintenant, je passe des mois sans parler \u00e0 ma famille [de peur qu\u2019elle ne soit prise pour cible]&nbsp;\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le journaliste.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Cette alliance entre des lois inad\u00e9quates et ces nouvelles technologies acc\u00e9l\u00e8re la capacit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat \u00e0 restreindre les droits relatifs au respect de la vie priv\u00e9e, \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression et \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique, ce qui contribue \u00e0 cr\u00e9er un effet dissuasif et \u00e0 r\u00e9duire l\u2019espace civique dans le pays&nbsp;\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Agn\u00e8s Callamard.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Fournisseurs du Syst\u00e8me de gestion des interceptions l\u00e9gales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les bases de donn\u00e9es commerciales sur les plateformes \u00e0 abonnement ont permis \u00e0 Amnesty International de d\u00e9couvrir que ce sont une entreprise allemande, Utimaco, et une entreprise \u00e9mirienne, Datafusion, qui ont fourni la plupart des technologies permettant au LIMS de fonctionner au Pakistan. Le LIMS d\u2019Utimaco permet aux autorit\u00e9s de passer au crible les donn\u00e9es des abonn\u00e9\u00b7e\u00b7s des entreprises de t\u00e9l\u00e9communications, qui sont ensuite rendues accessibles au moyen du Centre de surveillance nouvelle g\u00e9n\u00e9ration (McNG) de Datafusion.<\/p>\n\n\n\n<p>Toute personne r\u00e9sidant au Pakistan et utilisant Internet peut faire l\u2019objet d\u2019une surveillance de masse cibl\u00e9e au moyen du LIMS, qui permet d\u2019intercepter la situation g\u00e9ographique d\u2019un t\u00e9l\u00e9phone, les appels t\u00e9l\u00e9phoniques et les SMS d\u00e8s qu\u2019un num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone est enregistr\u00e9 dans le syst\u00e8me \u00e0 la demande d\u2019agent\u00b7e\u00b7s de l\u2019\u00c9tat, notamment les agent\u00b7e\u00b7s du service d\u2019espionnage, l\u2019ISI.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les agent\u00b7e\u00b7s de l\u2019\u00c9tat qui utilisent le LIMS peuvent voir le contenu d\u2019un site Internet si celui-ci est consult\u00e9 par une personne r\u00e9sidant au Pakistan, quelle qu\u2019elle soit,&nbsp;<em>via<\/em>&nbsp;le HTTP (le mode d\u2019acc\u00e8s non crypt\u00e9 \u00e0 un site Internet). En cas d\u2019acc\u00e8s&nbsp;<em>via<\/em>&nbsp;le HTTPS, l\u2019op\u00e9rateur ou l\u2019op\u00e9ratrice saura uniquement, gr\u00e2ce aux m\u00e9tadonn\u00e9es, quel est le site Internet consult\u00e9, mais il ou elle ne verra pas le contenu crypt\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;\u00c9tant donn\u00e9 que le d\u00e9ploiement et l\u2019utilisation des technologies de surveillance de masse au Pakistan se font sans garanties techniques ni juridiques, le LIMS est en pratique un outil de surveillance ill\u00e9gale et non cibl\u00e9e, qui permet au gouvernement d\u2019espionner \u00e0 tout moment plus de quatre millions de personnes&nbsp;\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Jurre van Bergen.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le pare-feu national chinois, \u00e9galement appel\u00e9 WMS 2.0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la base des recherches existantes et des bases de donn\u00e9es commerciales, Amnesty International a d\u00e9couvert que la premi\u00e8re version du WMS avait \u00e9t\u00e9 install\u00e9e au Pakistan en 2018 au moyen d\u2019une technologie fournie par une entreprise canadienne, Sandvine, devenue AppLogic Networks. Amnesty International a baptis\u00e9 cette version WMS 1.0.<\/p>\n\n\n\n<p>Amnesty International a retrouv\u00e9 Sandvine dans les donn\u00e9es commerciales d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e 2017 et a constat\u00e9 qu\u2019elle avait exp\u00e9di\u00e9 du mat\u00e9riel \u00e0 au moins trois entreprises pakistanaises qui ont toutes travaill\u00e9 pour le gouvernement pakistanais. L\u2019une de ces entreprises est Inbox Technologies et les deux autres d\u00e9couvertes par Amnesty International au cours de son enqu\u00eate sont SN Skies Pvt Ltd et A Hamson Inc.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 une fuite de donn\u00e9es communiqu\u00e9es aux collaborateurs et appel\u00e9es par Amnesty International les \u00ab&nbsp;donn\u00e9es Geedge&nbsp;\u00bb, l\u2019organisation a aussi d\u00e9couvert que le WMS&nbsp;1.0 avait ensuite \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 au moyen de nouvelles technologies produites par l\u2019entreprise chinoise Geedge Networks, en 2023. Cette version a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e le WMS 2.0.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019installation et la mise en service du WMS 2.0 au Pakistan ont \u00e9t\u00e9 rendues possibles gr\u00e2ce \u00e0 des logiciels ou du mat\u00e9riel fournis par deux autres entreprises&nbsp;: Niagara Networks, bas\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, et Thales, bas\u00e9e en France.<\/p>\n\n\n\n<p>Amnesty International estime que la technologie fournie par Geedge Networks est une version commercialis\u00e9e de la \u00ab&nbsp;Grande Muraille num\u00e9rique&nbsp;\u00bb chinoise, un outil exhaustif de censure \u00e9tatique d\u00e9velopp\u00e9 et d\u00e9ploy\u00e9 en Chine, et d\u00e9sormais \u00e9galement export\u00e9 vers d\u2019autres pays.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Absence de r\u00e9glementation, de contr\u00f4le et de transparence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur les 20&nbsp;entreprises contact\u00e9es par Amnesty International, seules Niagara Networks, bas\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, et AppLogic Networks (anciennement Sandvine), bas\u00e9e au Canada, ont r\u00e9pondu \u00e0 nos questions. Leurs r\u00e9ponses sont int\u00e9gr\u00e9es dans le rapport. Datafusion Systems et Utimaco ont r\u00e9pondu aux questions envoy\u00e9es par Amnesty International en octobre 2024 dans le cadre de ses recherches, et leurs r\u00e9ponses sont refl\u00e9t\u00e9es dans le rapport, mais ces entreprises n\u2019ont pas r\u00e9pondu aux courriers ult\u00e9rieurs d\u00e9taillant les conclusions du rapport.<\/p>\n\n\n\n<p>Amnesty International a \u00e9galement contact\u00e9 neuf entit\u00e9s gouvernementales. L\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral allemand des affaires \u00e9conomiques et du contr\u00f4le des exportations (BAFA) et le Bureau canadien de contr\u00f4le du commerce ont accus\u00e9 r\u00e9ception de notre courrier, mais n\u2019ont pas r\u00e9pondu \u00e0 nos questions. Le gouvernement pakistanais n\u2019a r\u00e9pondu \u00e0 aucune de nos lettres. Des entreprises et plusieurs pays, comme la Chine et les \u00c9mirats arabes unis, ainsi que des pays de l\u2019UE et d\u2019Am\u00e9rique du Nord, ont continu\u00e9 \u00e0 manquer \u00e0 leur obligation de r\u00e9glementer, contr\u00f4ler et assurer la transparence pour les exportations de technologies de surveillance qui ont des cons\u00e9quences nuisibles sur les droits humains, notamment au Pakistan.<\/p>\n\n\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019essor ill\u00e9gal de la surveillance de masse et de la censure au Pakistan est aliment\u00e9 par un ensemble d\u2019entreprises bas\u00e9es en Allemagne, en France, aux \u00c9mirats arabes unis, en Chine, au Canada et aux \u00c9tats-Unis, d\u00e9clare Amnesty International dans un nouveau rapport intitul\u00e9\u00a0Sous\u00a0contr\u00f4le. Censure et surveillance de masse au Pakistan. 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